Je vous ai menti…

Oui, je vous ai menti : tout ce que j’ai prétendu ici et lest faux, je n’ai pas été publiée par la poste, car les maisons d’éditions, tout le monde le sait, ne lisent pas les manuscrits reçus par la poste.

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La preuve, voici les confessions d’un tourne-pages.

C’est pourquoi je ne peux que vous conseiller d’envoyer les-dits manuscrits aux éditions du “superamas local” qui éditent tout de même 700 000 manuscrits sur les 250 millions reçus par la poste…

Qui a dit que les écrivains cherchant un éditeur étaient paranos ?

Car ceux-là se qualifient d’écrivains, des vrais, quand nous ne sommes que des “subventionnés”, surtout les poètes, soit-dit en passant, hein, vous avez pas honte de vous balader en Aveyron aux frais des contribuables. Bon, de toute façon, la littérature c’est pas utile, alors enfin il était temps, même les études littéraires ne vont plus être financées par les fonds publics (et les arts plastiques, c’est pire, y a que des glandeurs intermittents).

Ah, au fait, mon fils est admis en 1ère L Arts, Cinéma Audio-visuel en option de spécialité, Histoire des arts et même Musique en options facultatives, non mais là, il cumule, il va ruiner la France… J’ai honte, mais je crois que je lui ai montré le mauvais exemple.

8 commentaires à “Je vous ai menti…”


  1. 1 Dominique Boudou 10 juin 2007 à 1:39 pm

    Bien mystérieuse cette maison d’édition galactique ! Cela dit, il existe des éditeurs qui lisent les manuscrits arrivés par la poste. Plus rarement, ils en publient. J’ai vécu cette expérience chez Gallimard. En fait, publier un premier roman n’est pas le plus dur. C’est pour le second que ça se corse… si vous avez mal vendu…

    De toute façon, nous publions beaucoup trop. Une pause, une vacuole dirait Deleuze, s’impose.

  2. 2 emmanuelle 10 juin 2007 à 2:35 pm

    Je sais que les éditeurs lisent ! C’était une réponse à tous ceux qui prétendent le contraire. J’ai malheureusement aussi l’expérience du deuxième et même du troisième manuscrit refusés par le premier éditeur qui vous a fait confiance…

  3. 3 Anne-Sophie 10 juin 2007 à 2:56 pm

    Bonjour,
    quelques éditeurs ne lisent pas les manuscrits envoyés par la poste, mais il en est néanmoins de nombreux qui les lisent et les acceptent.

    Des éditeurs font également signer des contrats à leurs jeunes auteurs pour s’assurer qu’ils publieront bien chez eux au moins le 2ème roman.
    Un éditeur au contraire, comme Dominique Gaultier, ne sont pas intéressés par ce genre de contrat. Ils aiment découvrir de nouveaux auteurs mais pas les suivre. ainsi Adam, Joncourt, Tessarech, Holder et bien d’autres ont été publiés par Le Dilettante et ont poursuivi chez d’autres leur route.

    Au plaisir de vous relire

  4. 4 emmanuelle 10 juin 2007 à 3:23 pm

    Oui Anne-Sophie, et on sait très vite qui lit tout, un peu, ou pas du tout… Les “droits de préférence” ne garantissent en rien une publication. Il est rompu d’ailleurs après deux refus, ce qui m’est arrivé avec mon premier éditeur… J’étais vraiment déçue au deuxième refus mais j’ai recommencé mes paquets postaux (malgré les “tournepages”…) et j’ai eu raison de ne pas être parano et d’avoir confiance ! POl pensait d’ailleurs que mon texte était un premier roman…

  5. 5 Claude 13 juin 2007 à 7:59 am

    Mais n’est-il pas plus dérangeant de savoir que les manuscrits envoyés par la poste sont bien lus et donc parfois publié… que le contraire.
    Parce que pour beaucoup, tu deviens la preuve (écrite) du peu d’espoir que contiennent tous ces manuscrits refusés.
    En se disant qu’ils n’avaient pas été lus… tes détracteurs se réservaient le rêve d’avoir un talent (encore) à découvrir….

  6. 6 emmanuelle 13 juin 2007 à 3:16 pm

    Oui Claude, et je connais ça, aussi…

  7. 7 Thomas P. 14 juil 2007 à 10:34 pm

    Hum.. 10 ans que j’écris, 5 ans que j’envoie des tapuscrits avec pour retour uniforme des lettres types.. sauf du dilletante; respect, d’une certaine manière.

    Le problème c’est qu’il faut être prêt à entendre ce qu’ils disent. Et quand ce qu’ils disent contrarie tous vos efforts, anéantit d’un coup tous les commentaires positifs de vos proches (choisis pourtant “pas trop proches” et avec une réelle passion littéraire), par un “on est pas rentré dedans” et un “on ne voit vraiment pas où l’auteur veut en venir”, et bien…

    Je ressens parfois que ces deux courts extraits sont quelque part des aveux d’impuissance…

    Est-il bien réaliste d’attendre d’un éditeur des capacités de surhomme, lui qui reçoit x dizaines de tapuscrits par jour, et qui doit forcément consacrer à chacun un temps limité, au point parfois de rejeter ce qu’il a dans les mains sans avoir pris le temps nécessaire pour le comprendre?

    Et bien non, ce n’est pas réaliste, ne serait ce que parce qu’un lecteur, c’est à dire celui qui achète des livres à l’autre bout du tuyau, ne se comporte pas comme cela. Et pour le coup un auteur comprend bien cela, lui, lui qui achète et lit beaucoup de livres. Y compris d’éditeurs qui l’ont refusé.

    Personnellement, je suis desespéré. je crois sincèrement que mon second roman est publiable et défendable en circuit classique, mais… mais… mais… mais…

  8. 8 emmanuelle 14 juil 2007 à 11:53 pm

    Je vais vous désespérer encore plus, Thomas : Le Dilettante envoie à tout le monde des lettres faussement personnalisées, ils sont connus pour ça.

    Pour le reste : de tous les auteurs que j’ai rencontré et que je respecte, je n’en connais aucun qui se soit fait “pistonné” pour être édité.
    Il faut y croire.

    Tiens, moi aussi je lis des livres d’éditeurs qui m’ont refusée, heureusement !

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