la salle de classe
08Sep06 | morceaux
Voilà donc mon nouveau bureau. J'y passerai plus de temps que dans mon grenier, mais les loirs qui y font leur bazar sont d'une autre espèce et, si j'en balancerais bien parfois quelques uns par la fenêtre, je les aime bien, dans l'ensemble, ou plutôt, non : je les aime bien, séparés.
Les garçons, avant de vidanger leurs sarcasmes, me rassurent en m’insultant, et ricanent. Ils sont souvent comme ça, à double visage : un sourire, ou même des confidences, lorsqu’ils sont seuls, et parfois un mot de trop en groupe.
Les Adolescents
troglodytes,
à paraître (POL, janvier 2007)
Il faut que cette salle soit vide pour mesurer tout
l'espace et le bruit et le temps, le volume, que
prennent ces loirs-là. Quand je me retrouve dans ce
vide entre deux cours, il n'y a donc qu'un seul moyen
de le remplir : travailler, encore et encore.
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