Ma Lorie, échange de mails sur Le Tiroir à cheveux
16Jun06 | cheveux
Je viens de provisoirement finir mon texte, et donc merci encore, car
tu m'as beaucoup aidée. Par exemple, ton problème avec tes cheveux*, je
te l'ai piqué. J'ai précisé de ci de là que les enfants ont tous les
deux les cheveux longs (et mal peignés). La fille ne veut pas les
couper (à la fin elle voudrait s'y résoudre, mais ne peux pas), sa mère
lui fait remarquer que quand même, ça fait caraque (gitan). La fille
est donc définitivement du côté des gitans (haïs comme tu le sais par
les gendarmes).
A bientôt.
Emmanuelle.
(réponse de Mallaury) quand j'avais 13 ans j'ai écrit une nouvelle sur les nazis et les tziganes.
ça s'ouvrait ur la tonte de femmes tziganes à l'entrée dans le camps de
concentration. La scène était particulièrement violente et l'épouse opaline
d'un SS y assistait, elle était enceinte. Elle fit un caprice pour avoir un
coussin fait avec ces cheveux là, trop bonds, trop sensuels à côté de sa
fadeur.
Ensuite elle ne parvenait plus à dormir. ses nuits n'étaient plus que
cauchemars. Son mari couvait la femme pour espérer voir naître l'enfant.
Il naquit brun et le teint mat, les yeux noir et pointa sur eux un index
accusateur. Il abandonna l'enfant et la femme, au camps.
Voilà, j'ai perdu cette nouvelle, qui mériterait peut-être d'être réécrite,
mais les caraques m'y font penser, on dit les caraques, chez nous aussi. Le
"ça fait caraque" est le maître mot de ma pieds-noirs de grand-mère quend
elle va chez mes parents.
(...)
A très bientôt
* elle ne peut pas les couper, elle a une angoisse très forte qu'on les lui coupe.
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