La Loire au lever
07Oct06 | le corps de la montagne
J'ai eu il y a quelques temps une discussion avec
François Bon sur son
site à propos de ce fleuve,
près duquel Joël Bastard a écrit son au dire des pas et
"arraché d'un saule têtard" son bâton de marche
(voir les commentaires ici).
La discussion avec F. Bon a disparu. Je lui demandais comment c'était possible qu'il écrive: " la Loire est pour moi, ici au pays de Balzac et Rabelais, un élément important, mais mon travail, les perceptions esthétiques qui me requièrent pour un livre, n’interfèrent pas avec elle", que je n'y croyais pas une seconde.
J'insistais sur l'interférence justement du lieu dans notre écriture (ce que Joël appelle "le grand dehors") et je lui disais tiens, ce serait marrant de faire suivre nos écritures. Du Mont Gerbier à l'océan, en passant par "chez moi", le Centre Poétique de Rochefort-sur-Loire où Joël Bastard donc, à pris son bâton de marche et à écrit Au dire des pas, par la centrale nucléaire de Neuvy-sur-Loire , pour se demander à quoi on pense, en s'arrêtant chez F. Bon, avant d'aller jeter nos mots dans l'océan.

Je la prendrai bien, là au lever : à sa source, au début du jour.
Pour l'écrire.
Il faut dire que chaque matin, je la passe, pour aller travailler, au petit jour. Elle est vite franchie, toute menue, à son réveil.
Bientôt, je la verrai couler de nuit, puis sous la neige, et enfin sous la glace.
Mais elle continuera, même réduite, son long chemin jusqu'à François Bon, puis l'océan.


Ps : suite ici avec en rappel cet hommage à Julien Gracq...
La discussion avec F. Bon a disparu. Je lui demandais comment c'était possible qu'il écrive: " la Loire est pour moi, ici au pays de Balzac et Rabelais, un élément important, mais mon travail, les perceptions esthétiques qui me requièrent pour un livre, n’interfèrent pas avec elle", que je n'y croyais pas une seconde.
J'insistais sur l'interférence justement du lieu dans notre écriture (ce que Joël appelle "le grand dehors") et je lui disais tiens, ce serait marrant de faire suivre nos écritures. Du Mont Gerbier à l'océan, en passant par "chez moi", le Centre Poétique de Rochefort-sur-Loire où Joël Bastard donc, à pris son bâton de marche et à écrit Au dire des pas, par la centrale nucléaire de Neuvy-sur-Loire , pour se demander à quoi on pense, en s'arrêtant chez F. Bon, avant d'aller jeter nos mots dans l'océan.

Je la prendrai bien, là au lever : à sa source, au début du jour.
Pour l'écrire.
Il faut dire que chaque matin, je la passe, pour aller travailler, au petit jour. Elle est vite franchie, toute menue, à son réveil.
Bientôt, je la verrai couler de nuit, puis sous la neige, et enfin sous la glace.
Mais elle continuera, même réduite, son long chemin jusqu'à François Bon, puis l'océan.


Ps : suite ici avec en rappel cet hommage à Julien Gracq...
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