une pensée pour nos jeunes (écouter du violet)
Hier je parlais de sensations colorées, catégorie "pieds"... Aujourd'hui (et surtout demain), les couleurs seront dans nos oreilles.
Non, les couleurs ne sont pas des sensations visuelles...

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À tous les enfants et adolescents qui prennent, ont pris, ou prendront la navette, en particulier à Lola encore, à Paul, Sylvère, Hugo et Jasmin. À tous les petits loups des plateaux.

Les Adolescents troglodytes, à paraître (POL, janvier 2007)


Voilà, je viens d'écrire un livre "avec"* les jeunes de nos plateaux.
Les jeunes du Vercors, et ceux d'ici.

Il ne faut pas croire qu'ici, les seules fêtes sont des vogues centenaires, des fêtes du patois, ou encore des bals où des gars éméchés se battent à coups de chaînes. Il y en a, bien sûr, mais les "gars" dans ces fêtes là sont plus que trentenaires ou quarantenaires*.

Les jeunes, eux, ne voient pas la musique comme ça. Ils ont donc créé leur propre fête, un festival de rock,
le festival des violettes.

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Cette année au programme - c'est-à-dire demain :
Ange, ministère magouille, les salmonelles, les vieilles valises...

C'est un festival de rock pour penser un peu :

Ce festival musical est organisé par les jeunes du village et alentours afin de proposer une animation culturelle originale en mileur rural.
Chansons françaises, rock alternatif, textes engagés, autant de qualités pour vous faire vibrer le corps et l'esprit.
En effet tous les groupes de musique présents adhèrent à une même idéologie de développement rural à échelle humaine.
C'est dans cette perspective, que sera proposé
le village associatif : quelles opportunités de vie en zone rurale fragile ?
Toutes les générations sont invitées à partager cette ambiance conviviale, simple, en retrait des soucis et train-train quotidien.

Quand j'écris penser, c'est que les violettes en question,
ce sont le plus souvent des pensées :

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À cette époque, on est plutôt dans les épilobes, hautaines et roses...

Quand j’étais petit, je faisais des kilomètres en vélo dans les landes farcies d’épilobes, je coinçais mes roues dans les hampes pourpres encombrantes, mais je ne voulais pas faire le tour par la route.

Mais ils ont raison, les jeunes, moi aussi, je préfère les violettes, et tant pis si elles ne sont que des pensées, tant mieux si elles nous font penser.

Et aussi : "penser" n'est pas l'exclusivité de Saint-Germain-des-prés, une véritable réflexion a souvent lieu à quelque-part-les-vrais-prés remplis de pensées, heu, non de violettes...

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* quand je dis "avec", je me comprends, la plupart ne sont pas au courant, et je m'autorise toute forme de faux témoignage...

* je dis "nos" jeunes, parce que je suis maman d'un garçon de 15 ans, je passe donc dans la catégorie des "vieux". Je dis "nos" jeunes parce que je parle des jeunes d'ici, mais ceux d'ailleurs, ils sont tout aussi pensants (et oui, ma bonne dame).

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