En ce moment, il y a plein de d'amis vertacos à la maison : je leur ai fait lire cette "présentation", pour savoir ce qu'ils comprenaient. Ils semblerait qu'elle soit juste. Ceux qui ont déjà lu le manuscrit m'ont dit "oui, c'est ça" et les autres ont l'air d'avoir compris "de quoi il s'agissait" :
Adèle est conductrice de navette scolaire sur un
plateau très isolé, en altitude. Elle transporte une
dizaine d’enfants et d’adolescents,
essentiellement des fratries, dont les histoires se
mêlent à la sienne. Pendant les trajets, dans les
intempéries, ses souvenirs, ses pensées, glissent sur
les routes écartées, pendant que grands et petits
parlent, se disputent, se taisent. Elle se souvient
de son corps mal ajusté, de sa propre
adolescence douloureuse. Adèle est une fille née
dans un corps de garçon. Ni « ses » grands,
ni « ses » petits, n’ont connaissance
de son passé. Elle est née au milieu du plateau, à la
« ferme du fond », aujourd’hui
disparue sous une retenue d’eau. Elle y a vécu
avec ses parents et son petit frère, Axel, puis elle
est partie, avant de revenir au pays dans son nouveau
corps : personne ne l’a reconnue.
Elle conduit sa vie et la navette entre ce lac
artificiel, recouvrant l’enfance, et un autre
lac, naturel et volcanique, auprès duquel elle aime
s’arrêter. Elle pense à son frère. Il n’a
jamais accepté la féminité de son aîné. Axel est
travailleur sur cordes, il conforte les falaises qui
soutiennent le plateau. Il refuse de la voir, de lui
parler. Une paroi rocheuse s’écroule, Axel
s’en sort avec une phalange brisée, mais
quelque chose en lui s‘est fissuré.
Adèle descend le voir et le dialogue
reprend.
Un après-midi d’hiver, la tourmente et les
congères brouillent la route de la navette au retour
du collège. Adèle et ses grands se perdent. Ils se
réfugient pour la nuit dans une grotte au bord du lac
volcanique…
Et maintenant, dernière lecture du texte,
dernières modifs : la "dead line" a été avancée au
1er septembre...