la fugue des chevaux
14Dec06 | le corps de la montagne
C'est une petite histoire "à la Karine" :
Aujourd'hui je suis au collège de la montagne, près de chez moi.
Je pars donc un peu plus tard, avec ma fille, qui n'a dès lors pas à marcher sur plusieurs centaines de mètres (presque une borne) dans le grésil (s'il neige, presque trois kilomètres). On se dispute parce que je suis à la traîne et qu'elle ne veut pas être en retard. Quand je rentre enfin dans la voiture elle s'écrie "maman ! y'a des chevaux !".
Je la regarde incrédule puis je regarde vers où elle regarde (un renard, un sanglier, un chevreuil, une vache fugueuse, des chasseurs, des types qui cherchent la route des éoliennes, un livreur agacé de perdre une demi-journée par ce qu'on habite "trop loin" - trop loin de quoi ?- oui, mais des chevaux ?).
Eux aussi nous regardent étonnés, deux magnifiques chevaux de traits noirs, un mâle (légère trique matinale) et sa donzelle.
Je sais qu'il arrive à nos voisins de prendre en pension des chevaux de Haute-Loire*, mais ceux-là ont largement dépassé les limites. Ils s'étirent dans notre champ, se frottent à nos arbres, s'amusent à secouer nos hamacs (j'espère qu'ils vont pas essayer la balancelle), pissent et chient partout, et martèlent le sol de leur pas lourds.
Et (je le verrai en découvrant dans l'après-midi les photos de mon webmaster), broutent tout près de mon linge (et Sylvère qui est allergique !).
Lola est aux anges, elle qui fait de la voltige.
Je préviens mon webmaster de mari, qu'il laisse pas le petit débouler dehors comme un dingue, et qu'il prenne des photos. Puis je démarre doucement en essayant de passer dans leur nouveau territoire sans les énerver.
Ce soir quand je reviens du collège, ils sont encore là et s'agacent de devoir me laisser passer.
* En fait ce n'est pas la saison et l'on saura en fin de journée qu'ils viennent de beaucoup plus loin, ayant parcouru des dizaines de kilomètres pour venir passer toute la journée chez nous.
Aujourd'hui je suis au collège de la montagne, près de chez moi.
Je pars donc un peu plus tard, avec ma fille, qui n'a dès lors pas à marcher sur plusieurs centaines de mètres (presque une borne) dans le grésil (s'il neige, presque trois kilomètres). On se dispute parce que je suis à la traîne et qu'elle ne veut pas être en retard. Quand je rentre enfin dans la voiture elle s'écrie "maman ! y'a des chevaux !".
Je la regarde incrédule puis je regarde vers où elle regarde (un renard, un sanglier, un chevreuil, une vache fugueuse, des chasseurs, des types qui cherchent la route des éoliennes, un livreur agacé de perdre une demi-journée par ce qu'on habite "trop loin" - trop loin de quoi ?- oui, mais des chevaux ?).
Eux aussi nous regardent étonnés, deux magnifiques chevaux de traits noirs, un mâle (légère trique matinale) et sa donzelle.
Je sais qu'il arrive à nos voisins de prendre en pension des chevaux de Haute-Loire*, mais ceux-là ont largement dépassé les limites. Ils s'étirent dans notre champ, se frottent à nos arbres, s'amusent à secouer nos hamacs (j'espère qu'ils vont pas essayer la balancelle), pissent et chient partout, et martèlent le sol de leur pas lourds.
Et (je le verrai en découvrant dans l'après-midi les photos de mon webmaster), broutent tout près de mon linge (et Sylvère qui est allergique !).
Lola est aux anges, elle qui fait de la voltige.
Je préviens mon webmaster de mari, qu'il laisse pas le petit débouler dehors comme un dingue, et qu'il prenne des photos. Puis je démarre doucement en essayant de passer dans leur nouveau territoire sans les énerver.
Ce soir quand je reviens du collège, ils sont encore là et s'agacent de devoir me laisser passer.
* En fait ce n'est pas la saison et l'on saura en fin de journée qu'ils viennent de beaucoup plus loin, ayant parcouru des dizaines de kilomètres pour venir passer toute la journée chez nous.
|