sensibles arpions et autres clopineries
26Apr06 | pieds
Moi, de sensibles arpions ? Mais qu'elle en dit des
bêtises, cette Clopine...
(mais il faut dire, que tout ça, c'est la faute à Dolce)
C'est que moi, voilà comment j'écris :
En marchant, en faisant le ménage, j'écris dans les gestes de tous les jours...
J'écris d'abord sans écrire, la matière gonfle dans ma tête, dans mes jambes, dans mes mains, mes pieds...
... et mes pieds, s'ils étaient sensibles, ils ne sortiraient pas par moins vingt...
Parce que voyez-vous, chère clopine timide, là où j'ai choisi de vivre, l'agriculture n'est pas intensive, point de Casino non plus, non, mais une agriculture soumise à la terre ingrate et gelée.
Quant aux prometteurs (pas écolos pour deux sous de machines à sous) ils viennent bien nous y agacer, ah oui : notre forêt est plantée d'éoliennes inutiles (et c'est une vraie écolo qui vous parle, je m'en expliquerai plus longuement). Y'a pire c'est sûr, mais les gros sous récoltés du vent par notre commune sont loin d'être réinvestis dans l'école publique, croyez-moi (de ça aussi, j'en reparlerai).

(mais il faut dire, que tout ça, c'est la faute à Dolce)
C'est que moi, voilà comment j'écris :
En marchant, en faisant le ménage, j'écris dans les gestes de tous les jours...
J'écris d'abord sans écrire, la matière gonfle dans ma tête, dans mes jambes, dans mes mains, mes pieds...
... et mes pieds, s'ils étaient sensibles, ils ne sortiraient pas par moins vingt...
Parce que voyez-vous, chère clopine timide, là où j'ai choisi de vivre, l'agriculture n'est pas intensive, point de Casino non plus, non, mais une agriculture soumise à la terre ingrate et gelée.
Quant aux prometteurs (pas écolos pour deux sous de machines à sous) ils viennent bien nous y agacer, ah oui : notre forêt est plantée d'éoliennes inutiles (et c'est une vraie écolo qui vous parle, je m'en expliquerai plus longuement). Y'a pire c'est sûr, mais les gros sous récoltés du vent par notre commune sont loin d'être réinvestis dans l'école publique, croyez-moi (de ça aussi, j'en reparlerai).

Mais
quand même, ça nous a fait mal d’entendre dire
que là-haut c’était l’idéal, il n’y
avait personne, que le vent.
Les adolescents troglodytes,
à paraître (POL, janvier 2007)
Bref (enfin, pas bref, long, mais...) tout ça, pour
vous dire, Clopine, que votre message me fait râler, on
en aurait eu, toutes les deux, des histoires de
paysages littéraires, sociaux, occupés, inhabités,
à se dire... et que je n'ai pas, non, non, non, de
sensibles arpions !
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