“rien n’a changé, depuis qu’on n’y est jamais allé”
À peine arrivée à Lausanne, je me suis plongée dans un livre.
Pas dans le livre que j'étais en train de lire (comme Claudine Galéa, je ne sors jamais sans un livre), mais dans le lieu d'un livre.
Je me suis retrouvée dans Je dis tue à tous ceux que j'aime d'Olivier Sillig.

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Lausanne est en travaux depuis plusieurs années. Il y a des palissades partout.

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Les palissades, leur entêtement jaunâtre dans toute la ville, étaient telles qu'Olivier Sillig les a décrites.
Renseignements pris, Olivier Sillig est bien de Lausanne, et il écrit souvent à la bibliothèque (la BCU) où j'étais invitée, elle-même cernée par les travaux.

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Installée dans mon hôtel, avec une belle vue, je pouvais voir jusqu'à sur 6 grues.

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Je me suis promenée dans la ville pour lire avec les pieds.

Et ça m'a enchantée, de prendre ces images, de prendre en images l'intérieur d'un livre, de prendre les visages des mots.


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Je me suis souvenue alors d'un autre livre, un livre que j'ai lu il y a très très longtemps, où il était question d'arpenter comme ça des phrases. Aller là où on n'était allé qu'en lecture, et, constater que “rien n’a changé, depuis qu’on n’y est jamais allé” : le très beau Sept villes d'Olivier Rolin.
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