sur mon chemin un artiste passe

C'est juste en bas de la montagne*, alors ils utilisent les mêmes matériaux que moi : pouzzolane, rivières, pierres plus ou moins sèches...
Il faut y aller voir, s'y promener, c'est plein de pépites d'art.

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Travailler nos chemins, sur nos chemins, dans nos chemins, avec nos chemins.

Il ne s'agit pas seulement d'une mouvance artistique, de land art, d'art plus ou moins éphémère, il ne s'agit pas d'écologie non plus.


Ecouter Andy Goldsworthy, dont j'admire tant le travail, parler de flux et de temps dans ce documentaire de Thomas Riedelsheimer, et comprendre que suivre une rivière, c'est obéir à un besoin physique et un questionnement artistique majeur.

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Il faut lire aussi Joël, lorsqu'il écrit pour avancer pays, pour aller plus loin encore dans ce cheminement.

Je crois bien que pour écrire, il faut savoir où l'on marche, dans quoi, connaître la texture de nos lieux, avoir cette posture : écrire et créer dans le dehors. Oui, être dedans et dehors. Ecrire et créer avec notre corps, c'est être dedans et dehors, faire se toucher l'intime et l'extérieur sur une peau sensible : l'écriture, l'art.

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La ville agit je crois de la même façon, simplement, elle offre plus de cadres : l'art y est à la fois plus présent et plus cloisonné, mais pas toujours. Travailler un paysage est essentiel, qu'il soit urbain ou rural. Regarder et renifler autour de soi...

Je me revendique parfois, avec une très légère exaspération et une toute petite ironie, écrivain de "terroir", mais ce pays pourrait être n'importe lequel. Du moment que j'y vis, j'écris depuis cet endroit, cet envers de moi : là où je suis, là où je marche, et tant pis, tant mieux, si mes chaussures ou mes livres sentent le fumier.

* et, c'est comme ça et ça ne gâche rien, ceux qui sont à l'origine de ces chemins sont les parents d'un de mes petits sixième...
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